Vendredi 3 octobre 2008

La vie en updating, je vois que finalment, elle peut changer, vite, très vite, plus vite que je l'aurais imaginé il y a quelques jours à peine.

Il suffit de si peu de choses en fait, une rencontre aléatoire, un échange bref et concis, quelques remarques de-ci de-là et la vie prend un nouveau tournant à la Too Fast Too Furious, des éclats de couleurs, des boom boom dans le coeur et la vie repart à 100 à l'heure en une floraison de projets qui enfin touchent à la réalité. Passer du vide au trop plein de choses à faire, à penser, à partager, la vie sociale, une véritable découverte des uns et des autres, un autre jour sous ce rideau opaque dont j'ignorais presque l'essence. Vie surprise, réalité qui bouge et s'anime, ancrage des sentiments, nouvelles habitudes, choses inatendues, curieuses et agréables sensations qui appartenaient encore à l'inconnu.

Il ne me reste qu'à espérer que ces rêves-là ne sont pas une volée de mirages menteurs, ils semblent si réels, si porteurs d'espoirs; je ne suis plus seule à les construire, nous nous répartissons les rôles, le bout du tunnel peut-être ou du moins une échappatoire, la réalité viendra-t-elle remplacer mon imaginaire débordant? Bon son, un brin de soleil en ruban chatouille mon épaule, esquisse un sourire et me laisser penser que tout est possible, de tendres baisers s'envolent au gré des courants d'air pour rejoindre mon idéal concret, un torrent de joie m'absorbe en de positives rêveries, c'est à Toi que je les dois, et ne saurai jamais assez t'en remercier.

Un clin d'oeil complice, un au revoir chaleureux, à bientôt mon Prince.

par "Sacrée Toi" publié dans : Textes
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Mardi 12 août 2008


Moi qui n'arrive toujours pas à me définir je me demande sans cesse de quoi je peux bien avoir l'air sous le regard des tiers. Même dans la quiétude je me découvre de nouveaux tourments, même lorsque je devrais me réjouir je m'impose des barrières, ces fichus lignes éffilées de barbelés dans lesquelles je m'emmêle au fil des jours. Je n'ai pas le courage ni la volonté d'aller véritablement de l'avant alors je finis par stagner; si en surface les choses changent, lieu de vie, apparences, dans le fond, je reste ce que je suis : rien. Plein de choses à dire, à cracher mais qui ne veulent pas sortir, comme un vieux rhume dont on ne parvient pas à se débarrasser au creux d'un hiver trop humide.

J'aimerais me sentir rassurée, enthousiaste à l'idée de toutes ces nouveautés, je voudrais te crier "Don't wake me up, Let me dreaming" mais tu n'en entendrais pas un traître mot; j'ai besoin de me nourrir de mes rêves pour passer de jour en jour, besoin de ces petits espoirs que je tisse à partir de tout petits riens. J'aime à croire qu'un autre futur est possible, à petite échelle, grain de sable par grain de sable, je me plais à croire qu'avec un brin de subtilité je parviendrai à mes fins, mais à quel prix? J'ai appris à déjouer les mauvais hasards, à changer mes buts, modifier l'issue de mes rêves, transfigurer une désillusion en une dévotion tout autre au bonheur d'êtres particulièrement chers à mon coeur. C'est ainsi que je panse lentement mes blessures amoureuses. Il n'y a que l'unique relation vécue pour ne me laisser aucun remord d'en avoir fini. Celles dont j'ai rêvé en n'étant jamais plus qu'une amie en revanche, me font encore souffrir quand je me laisse aller aux souvenirs.

Même dans six ans je ne t'aurai pas oublié toi qui est dans mon présent, pas toi. Tu as trop d'importance dans ma vie, communication furtive, esquisse de discussion, parfois dialogue réel, absence et retour, tout se grave, s'inscrit dans ma mémoire affective et laisse des sillons indélébiles en moi.

Je rêve du jour où la relecture de ces mots me rendra nostalgique et inquiète, de ce jour où ils ne me concerneront plus, jusqu'à ma prochaine descente aux Enfers. Peut-être seras-tu là pour m'y accompagner, peut-être en seras-tu l'instiguateur. Je prends tout ce qui peut alimenter mes illusions jusqu'au jour où ça me claque en pleine figure, jusqu'au moment où quelqu'un a le courage d'y mettre un terme, de façon violente, brusque, directe. Comme on chasse un insecte, on me chasse; je m'écarte, m'efface, me fais toute petite, et quelques années plus tard, on reprend contact, ou pas du tout. Et j'essaie de faire bonne figure, n'abordant plus jamais le thème des sentiments qui m'ont fait m'attacher tant. Comme une rencontre "en souvenir du bon vieux temps". Il en est que j'aurai du mal  à revoir en chair et en os face à un triple quadruple café expresso hyper serré tant ces retrouvailles me seraient douloureuses, et pourtant, je sais que lorsque l'occasion s'en présentera, je n'hésiterai pas, quitte à me faire un ulcère en deux heures, je suis tellement maso que je foncerai droit devant. Je commence à connaître mes faiblesses et pourtant, je ne fais rien pour m'en préserver, au contraire, je tente de les apprivoiser, d'en tirer le meilleur parti, attiser le feu et faire rougir l'acier pour ajouter à la violence des ressentis. Je ne crois pas que cette intensité soit partagée lorsqu'elle se produit, je pense que je suis la seule à cogiter ainsi, quoique...

Des retrouvailles sont prévues sous peu, quelques semaines, quelques mois peut-être, mais l'heure fatidique approche. Pourvu qu'il n'y ait aucune tierce personne pour venir les gâcher. Je voudrais que les premiers mots soient échangés en duo, dans un lieu public ou à l'écart, je m'en fiche, je souhaite que soit préservée la "scène du crime", ces quelques premières secondes, premières minutes. A ce jeu du détail ma mémoire est bonne, je sais que tout restera, tout ira bien, et le soir, une fois seule, je pourrai pleurer toutes mes larmes de regrets et de rancune. Je suis de nature rancunière, j'en veux à ceux/celles qui blessent les quelques êtres qui comptent pour moi, bien que rares soient ceux que je vois encore.

Ils pourraient m'appeller du jour au lendemain, me demander à peu près tout ce qu'ils voudraient que je serais là, prête à bouger à la moindre requête, à la moindre esquisse. Je ne pense pas qu'ils aient conscience de ce pouvoir si étendu qu'ils ont sur moi. Si l'un d'eux s'avérait être plus sadique que la moyenne, il pourrait se jouer de moi sans que je m'en apperçoive ou ne m'en plaigne tant j'ai idolâtré ce qu'ils représentaient pour moi. Je crois que c'est par fidélité à tous ces sentiments qu'ils ont fait naître en moi que je serais capable d'obéir au doigt et à l'oeil. Trois. Trois hommes dans ma vie qui peuvent faire de moi leur marionnette. Et moi qui n'ai personne à manipuler. Je peux certes influencer, mais guère plus.

Je pense qu'avec un peu d'entraînement je pourrais assez facilement manipuler les autres, mais jusqu'ici je n'en ai pas vu l'utilité, je préfère apporter que prendre, c'est moins honteux même si ça ne rend pas plus heureux...

J-2 pour l'une des nombreuses étapes qui m'attendent.

Trust in me, I miss You so... 

Sweet dreams are made of this... (MM) pour ceux/celles qui voudront bien comprendre

par anonyme publié dans : Textes
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Mardi 5 août 2008

Il est si bon de sentir les bourasques chargées d'eau glacée qui s'affalent le long des murs dans ces instants où les choses sont suspendues au simple frémissement d'une feuille de vigne battue par la pluie d'un orage d'été. Tout me semble s'immobiliser pour ne plus laisser place qu'à ce grand nettoyage de tout, cet effacement des êtres. Moment idéal pour un énième tri parmis les feuilles du passé. Effeuillage systémique d'une liasse en pagaille, relecture rapide, survol, accroc sur le texte d'une feuille pamis toutes, réflexions faites sur un passé qui ne semble plus lié au présent et qui pourtant, sous cette encre témoin d'une douleur qui a été mienne et quoi que j'en pense le demeurera à jamais, ce sont mes mots, mes blessures. Tapie dans quelque recoin sordide, l'ombre guette l'instant propice et s'acharne à ressurgir, au détour d'un moment, d'un graph, d'un coup de crayon à la volée. La pluie lave les sols mais fait couler le rimel sous lequel je me suis déguisée pour enfin faire reparaître le petit monstre si habillement dissimulé sous la carapace de la normalité. Qui sait, un jour je serai peut-être capable de me dissimuler en water proof. Mes pastiches sont grotesques, burelesques, grossiers et voyants, encore faut-il y penser. Mais qui s'y attarde vraiment? Qui s'en soucis? Aucun. Aucune. Si je ne commets pas d'impairs, aucun motif à la rflexion; je n'attire ni les regards ni les pensées ni les émotions, il n'y a que les miennes pour être si tourmentées de ces choses-là.  Je persiste à m'accrocher à des images fantômes, souvenirs, bribes d'un regard, d'une voix, du reflet d'un homme endormi. Je m'enivre de détails sous un voile flou qui me permet d'arrondir les angles trop acérés qui pourraient faire craquer ce carcan d'illusions enfantines. Ma vie se heurte au quotidien et ne sait quel chemin suivre. Envie de m'enivrer, envie de m'endormir pour de longues errances sans but dans les ruelles de mon imagination, envie de grand espaces, envie d'escalader à nouveau ces ruines et virevolter les bras en croix du haut de cette muraille avec le vent sifflant dans mes oreilles pour seul compagnon, les cris des chiens en contrebas, au fond de la vallée assourdis par mon désir de liberté. Mais si je tombais? Alors mon rêve aurait son ultime saveur, celle du sang dans le fond de la gorge, quand tout semble se suspendre au fil d'une araignée.

par anonyme publié dans : Textes
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Lundi 4 août 2008

Les pages de ma vie se tournent les unes après les autres, comme une fleur qui se fâne de jours en jours, passant de l'éclat au dépérissement pour qu'une autre enfin s'épanouisse et ravive les couleurs de la vie.

Après l'éblouissement et l'admiration sont venus la déception et les crises de nerfs, pourtant dans un cadre magique et engeôleur, mais enfin, comme à chaque fois, les masques tombent et les mirages de mes illusions finissent toujours par faire place à la réalité crue et oblique. Pour me préserver, je suis partie, sachant trop hô combien mes nerfs ne sont pas assez solides, pour aller ensuite me défouler en travaux et autres acrobaties grotesques.

La fatigue se fait sentir le long de ses jours où la chaleur écrase tout mouvement, et pourtant je persiste, butée et obstinée, car je sais que le compte à rebours est lancé à grande vitesse. Il y a tant de choses à faire, réaliser, préparer, prévoir et si peu de temps en fait pour tout mettre en oeuvre, mais je sais qu'au jour-J je serai fin prête pour ce renouveau tant attendu.

Il me semble vivre plusieurs vies à la fois tant je porte de visages et d'attitudes, et quelque part, ce n'est pas pour me déplaire : tant que je m'occupe les idées, je n'ai pas trop le temps de broyer du noir. Malgré tout, quand vient le moment de dormir, ces tristes pensées m'effleurent encore, mon coeur s'emplit de ses sempiternels doutes, de ses craintes qui pincent et titillent l'esprit, me bloquant pour quelques minutes voir quelques heures dans cet état de semi-sommeil qui fatigue plus qu'il ne repose.

Plusieurs échéances se bousculent, J-2, J-5, J-10, J-21, J-27, J-33... Tant de choses à faire et me voici de nouveau partie dans mes incessants calculs.

par anonyme publié dans : Textes
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Mardi 15 juillet 2008

L'impression de mener de front plusieurs vies qui ne semblent pas pour autant m'appartenir le moins du monde. A chaque période de la journée j'endosse un rôle différent. Pas un moment de répit. Debout, transport de personnes, retour, ménage paperrasserie, gestion, re-départ, rando, guide, serveuse, caissière rando, transport, ménage/travaux, gestion.... Pas un moment de libre, pas un jour de calme. Je ne supporte plus cette promiscuité, cette vie de tous les jours à supporter un caractère effroyable qui ne sait que râler et se plaindre. Un peu plus d'un mois et le calme va revenir avant le grand départ. J'ai hâte de quitter ces murs pour de bon, m'en aller vers d'autres découvertes, des soirées du tonnerre en perspective, une vie toute nouvelle ou presque, tellement de changements, tellement de bonheur aussi ces derniers temps au fil des nouvelles qui arrivent : j'ai hâte !! Acablée de fatigue je tisse une toile d'espoirs de possibles, d'imaginaire et de concret, le tout est un sacré fatras qui m'embarrasse la tête, mais bientôt tout cela prendra forme, grâce à certaines personnes en particulier, un immense merci pour tout ce que vous apportez à mes jours, pour ce réconfort que seuls vous deux pouvez m'apporter depuis quelques mois.

par anonyme publié dans : Textes
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