Samedi 27 octobre 2001 6 27 /10 /Oct /2001 04:51

La Haine, mère de tous mes sentiments, la mienne n’est plus rien pour moi depuis si longtemps, le nom qu’on lui donne n’est qu’une illusion, la haine seule est véritable.

 

Tant d’heures passées à croire que tout cela allait s’arranger, en vérité, ce n’était que l’entretien du mal qui me ronge car bientôt la vie saute aux yeux et la mienne n’est plus rien qu’un flot de larmes qu’ils ne peuvent pas comprendre malgré toute leur bonne volonté. J’ai l’impression d’être morte de l’intérieur, comme si plus rien ne valait de laisser ce cœur battre en vain, un combat sanguinaire, une volonté obscure qui m’attire au fond du gouffre, une descente aux Enfers, je veux seulement mourir parce que la Vie ne m’a donné presque que de la souffrance et pourtant il y a des moments joyeux, c’est dans l’espoir d’en connaître d’autres un jour que je reste, que je persiste dans cette voie de déraison, de folie où je ne sais plus si je veux vivre ou bien mourir. Les idées se lient, se brisent, naissent et meurent, ce cœur s’écœure, la Mort est partout, je me noie dans des idées noires. Chaque jour je plonge un peu plus bas parce que je ne suis pas capable de mettre de l’ordre dans ma vie. Je sens que la folie m’envahit, rage folle qui depuis longtemps me détruit, détresse infinie, elle échappe à tout contrôle, bien malgré moi je n’ai de cesse de tomber plus bas. Je voudrais tant leur ressembler, à tous ces gens normaux, et pourtant c’est si dur d’être normale, j’ai pourtant essayé mais sans y parvenir. Je n’arrive pas à m’expliquer que certains m’accordent leur amitié, je me sais si désagréable, je m’énerve si vite et fonds en larmes après, ils ne comprennent pas, ils ont peur des gens comme ça, au bout du compte je ne dois pourtant pas être si différente, juste mes idées en désordre, faible esprit en pagaille, peur du lendemain, je voudrais mourir aujourd’hui pour ne pas pleurer demain puisque mes sentiments ne guériront pas, j’ai si mal sans pouvoir me l’expliquer, sans pouvoir soigner ces maux, juste essayer de supporter, le jour les idées défilent, prisonnières dans ma tête et quand vient la nuit, elles se libèrent, vivent, visions cauchemardesques, horreur, mes terreurs refont surface, je redoute le sommeil, peur que la nuit ne vienne parce qu’après la fatigue sera pire, parce que la peur sera là et que j’aurai toujours aussi mal. Pourquoi ? Pourquoi ce cercle infernal où tout ne revient à l’origine que pour être pire encore ? Pourquoi cette haine sans remord, cette tristesse sans remède, ces cauchemars sans plus d’espoir, un rideau de larmes voile mes yeux, tout est gris, bleu, noir, la mort, bleu, le désespoir, gris, l’entre deux, la faible lueur d’espoir qui bientôt disparaît dans l’ombre… J’essaie de trouver l’oubli mais qu’importe les moyens utilisés cet oubli ne dure qu’un temps, trop court et les larmes reviennent, sans pitié elles me submergent. Toujours la même chose, les mêmes idées, le même désespoir, jamais rien de nouveau, jamais rien de meilleur que la veille. J’ai mal à la tête, à force de me ressasser tout ça dans ma petite tête où tout se perd, je ne sais plus quoi faire pour y remédier, j’ai de plus en plus envie d’en finir pour ne plus avoir à souffrir la Vie parce que je suis lasse d’efforts qui n’aboutissent à rien puisque tout sera pareil demain. Il y a des gens qui méritent de vivre et que la Vie condamne pourtant par des maladies contre lesquelles on ne peut rien, que des traitements palliatifs mais la maladie est là, elle est ralentie, elle avance lentement mais sûrement, inexorablement.

Par anonyme - Publié dans : Textes
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Lundi 26 novembre 2001 1 26 /11 /Nov /2001 03:04

Cette ombre miroir

Tout au fond du couloir

Ta silhouette en noir

Cette trêve d’espoir

J’ai trop voulu y croire

Ce rêve mourra ce soir.

 

J’ai vu la mer

Vagues furieuses, la colère

La haine, souffrance amère

La joie de naguère

Est morte,

 

Le soleil noir

Dans sa danse macabre

Qui dure jusqu’au soir

Reste de marbre

Vis-à-vis des espoirs

 

Sur la grève, un cheval se cabre

Le mors laisse entrevoir

La lame aux reflets sombres

Qui tuera le cavalier.

 

La Lune, noire clarté

Qui transperce la nuit

Sa beauté m’a réconfortée

Ensuite je me suis enfuie…

 

Par anonyme - Publié dans : Poèmes
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Dimanche 13 janvier 2002 7 13 /01 /Jan /2002 00:00

Volonté de tout voir cesser dès cet instant parce que c’est trop compliqué, vivre avec les autres, il faut être capable d’assumer, c’est trop dur, trop difficile pour moi, je n’ai pas le courage d’aller de l’avant… Je suis incapable d’être comme eux, de faire partie d’un groupe. Je ne sais pas qui je suis vraiment, trop différente, une folle qui ne sait pas quelle est sa place, je me sens perdue, abandonnée, sans attaches assez importantes, je sens que je pars à la dérive, que je me perds dans l’immensité de ma peine.

 

Par anonyme - Publié dans : Textes
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Dimanche 13 janvier 2002 7 13 /01 /Jan /2002 18:57

Des mots pour tuer la haine, des mots pour exorciser la peine. Il faudrait des images qui se matérialiseraient pour pouvoir montrer nos sentiments. Le flou du doute, de la peur, le sombre de la terreur, on ne sait plus où se réfugier, nécessité de trouver un abri, une protection quelconque pour échapper à nos propres démons, par peur de les affronter. Pourquoi ? Une question qui demeure en suspens, en guise de réponse des sensations confuses, on se refuse à admettre la vie, la Mort telles qu’elles sont… Jeux de mots pour s’enfuir, courir les chemins, dévaler les pentes et se retrouver soi-même, détruit, rongé, un corps fatigué, un esprit vide et torturé qui voudrait comprendre… Le rêve d’un lieu tranquille, se reposer au calme, oublier ses peines, sécher les larmes, libérer son cœur, apaiser une âme tiraillée, se libérer de tout.

 

Par anonyme - Publié dans : Textes
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Mercredi 16 janvier 2002 3 16 /01 /Jan /2002 18:56

Peine mélancolique

Esprit satanique

Vive le feu

Qui les ronge,

Vive la Mort

Qui met fin à leur vie,

Vive la poussière

Que le vent égare,

Le feu ne laisse

Que des cendres.

Par † Lilith † - Publié dans : Poèmes
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