Lundi 17 février 2003 1 17 /02 /Fév /2003 02:47

Quel peut être mon avenir ?

J’ai mis un pied dans ma tombe

Je voudrais juste m’enfuir

Et chaque jour je tombe

Plus bas encore.

 

Et quand je ne me supporte plus

Quand je n’ai plus d’espoir

Je sens que ça me tue

Mais je recommence à boire

Même si j’ai tord.

 

Demi-sommeil je m’assoupis

Sous l’effet de l’alcool

Je noie ma folie

Comme pour un autre envol

Flou avec la Mort.

  

 

Goût de l’amertume

M’assèche la gorge

Est devenu coutume.

 

Sommeil, lourde chape de plomb, je ne dois pas céder, comme un ordre se répercute en écho dans ma tête. Pourquoi m’être mise à dormir si peu ? Je ne peux pas dormir si autour ils sont là, je les ressens comme une menace. Et je ne veux pas dormir s’ils sont levés. Besoin de savoir ce qui se passe. Je déteste l’idée que si je dors ils peuvent entrer ici sans que je m’en rende compte. Je sais qu’ils dorment déjà tous depuis plus d’une heure et demie mais je reste là, à surveiller comme je le fais depuis quelques années chaque nuit, même si je sais qu’il ne se passera rien. Ce sont les pseudos nuits de une à quatre heures quand ce ne sont pas les nuits blanches qui s’accumulent. Sommeil agité, perturbé, la peur, rêves étranges m’inquiètent, m’éveillent dans un sursaut, terrorisée, sans vraiment comprendre. Dures journées, il faut cependant tenir debout, et lorsque revient la nuit, je m’éveille. Mais je sais qu’il me faudrait dormir mais je ne peux pas, ne peux plus…

 

 

Enfermée dans un corps prison

De jour en jour je perds la raison

Pour une accalmie absorbe les poisons,

Je t’en supplie, partons.

 

Les heures passent,

Les couleurs s’effacent.

 

Lasse d’un monde illusoire

La nuit tombée je m’éveille le soir

Je cherche au creux de ma mémoire,

Non, il n’y a plus rien en quoi croire.

 

Les heures passent,

Les couleurs s’effacent.

 

A la vie je me suis écorchée

L’impression sordide d’agoniser

Je ne fais que m’enivrer

Faudrait que j’arrête un peu de délirer.

 

Les heures passent,

Les couleurs s’effacent.

 

Quelques instants de torpeur,

Je cache mes mots de peur

Qu’il les trouve, la rancœur,

La haine me rongent et je pleure.

 

 

Par anonyme - Publié dans : Poèmes
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Samedi 29 mars 2003 6 29 /03 /Mars /2003 20:25

29-03-2003 – 20h25

 

     [...],

     Ce que je vais te dire, c’est peut-être une grosse erreur de ma part, tant pis, je ne suis plus à ça près après tout. J’espère juste que tu resteras le même. Tu te rappelles, avant les vacances, ce que tu m’avais écrit, en physique le lundi et le vendredi … ? Tu m’as dis que je devais suivre mes instincts et être sincère avec moi-même, tu m’as aussi demandé quand est-ce que je pigerai qu’il n’y a pas de façon de voir les choses ; tu m’as dit de repenser ma façon de voir, de sentir, de penser, de recevoir ce qui m’entoure, d’aller au-delà des mots, d’exploiter les sensations, les émotions… Je suis perdue, toute paumée. Tu vois, dans ta façon de parler de toi, on dirait que tu crois que personne ne peut t’aimer, c’est triste. Je suis loin d’être comme [...], […] ou [...], je n’ai pas leur douceur, ni leurs sourires, ni leur gentillesse, c’est vrai et pourtant, ça ne m’empêche pas d’avoir des sentiments. S’il te plaît, ne changes pas, ne m’en veux pas, ne m’évites pas à cause de ça. Quand tu me parles, tu me dis de ne pas faire cette tête là, tu comprends maintenant ? ça n’empêche pas que si tu as besoin de parler, moi je serai toujours là pour t’écouter, toujours là si je peux t’aider, t’apporter quelque chose. Je suis peut-être ridicule, tant pis, de toutes façons, j’ai toujours été gauche et ridicule. Et si tu ne veux plus entendre parler de moi, si tu veux que je te fiche la paix, tu le dis, je te laisserai tranquille… Les autres ne savent pas, alors je t’en supplie, leur en parle pas. Là, je flippe, je flippe parce que je me demande ce que tu vas en penser, rassures-toi, je ne me fais aucune illusion, je voulais juste te le dire, même si pour toi ça ne change rien, même si tu t’en fiches. Tu sais, toutes les trois, ce sont des filles formidables et quand j’y réfléchis, je ne connais pas de nanas plus sympas qu’elles dans le lycée, elles sont superbes et très gentilles. Je suis contente que tu aies l’air d’aller bien en ce moment. Pour ma part, j’ai peur parce que le toubib a vu mon bras ce matin, il m’a dit qu’il dirait rien à ma mère, il m’a prescrit du Deroxat, il a dit que je suis en train de faire une dépression et il dit que ça fait des années que je suis malade. Je crois que je t’en avais déjà parlé, et lui, il m’a dit que j’avais vu un psy il y a 10 ans, donc je n’étais pas folle quand je disais m’en souvenir… Je dois prendre un rendez-vous avec un psy à l’hôpital, je ne sais pas quoi faire et j’ai peur de tout ça, alors s’il te plaît, même si ce que je t’ai dit t’a dérangé, s’il te plaît, aides-moi à me sortir de là, dis-moi comment je peux faire pour que tout ça s’arrête, moi, je n’en peux plus, je sais plus quoi faire…

     [...], je vais te laisser tranquille là, stp, réponds-moi si tu as le temps.

@+

 

[...]

Par anonyme - Publié dans : Textes
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Samedi 29 mars 2003 6 29 /03 /Mars /2003 20:43

 

29-03-2003 – 20h43

 

     [...], sans vouloir te vexer, je crois que tu me sous estimes. Je ressens des choses sans que l’on ait besoin de m’expliquer. Je n’en parle pas parce qu’on me prendrait pour un charlatan mais je … vois, je ressens les pensées des autres en partie. Je ne me l’explique pas. Je progresse avec le temps. D’un côté c’est cool, d’un autre je préfèrerais être ordinaire. Gardes ça dans un coin de ta tête. D’autre part, je … tu sais que je n’ai pas besoin de te le répéter j’étais, je suis et je resterai là si t’as besoin et j

Par anonyme - Publié dans : Textes
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Dimanche 30 mars 2003 7 30 /03 /Mars /2003 13:29

30-03-2003 – 13h29

 

     Je crois que y a rien à dire. J’avais bien compris tu sais. On prendra le temps de discuter seulement moi de mon côté j’ai déconné en lui disant des trucs qui auraient dû sortir avant avec kitussé samedi et elle veut qu’on en parle lundi, je sens que j’ai signé ma mort. Donc euh… ché pas quoi te dire d’autre, je préfère qu’on discute en face.

@2m1
Par anonyme - Publié dans : Textes
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Dimanche 20 avril 2003 7 20 /04 /Avr /2003 04:24

Comment faire pour échapper à soi-même, échapper à l’horreur de ce que je suis ? Mes rêves sont des cauchemars hideux. Je suis une plaie béante d’où se déverse inlassablement un flot putride et langoureux de mots, d’idées noires. Le mal émane de moi, le mort suinte à travers les pores de ma peau maudite. Chaque jour je sombre, comme un présage, épée de Damoclès, et qui me surplombe, ne me laisse aucun répit. Mes larmes ne soulagent plus ce cœur perdu et mon esprit se perd dans les méandres d’un univers infini. Errance sans but. Je cherche la Mort sans cesse, et pourtant, je sais comment faire pour mourir mais le courage manque, je ne suis qu’une lâche, une sale gamine qui a perdu son chemin. Et je suis là, recroquevillée sur moi-même, la mort dans mon cœur d’enfant, la Mort comme seule issue à cette vie de merde. Je ne comprendrai jamais ce qui les motive de jour en jour et je continue à me perdre parmi mes questions, sans jamais trouver la moindre once de réponse, et je reste là, seule avec ma douleur que je n’arrive pas à soulager autrement que dans la douleur physique, le sang, les cicatrices, la haine de moi-même, bien plus forte que la Haine que j’ai pour eux. Je suis responsable de mon état, la seule en faute finalement, seule coupable de ma folie, et je tombe, toujours, malgré eux, je me perds, toujours plus loin d’eux, je m’éloigne de ce monde, me réfugie dans mes rêves quand le sommeil me tolère, mais il s’enfuit, me harasse, me terrasse sans compassion aucune et je ne me révolte plus. Je me cache, honteuse et ridicule. Je voudrais juste m’enfuir, ne plus penser, ne plus vivre. Pourquoi tu m’évites ? J’ai l’impression d’être un grain de poussière. Tu me tues. Tu es mon espoir, mon cauchemar, mon rêve, tu es tout, tout, tout à mes yeux. Et moi, je ne suis rien pour toi. Je te donnerai ma vie si nécessaire même si ensuite tu m’oublies, ma mort aura eu un sens en fin de compte…

 

Pourquoi faut-il que tu m’évites ? Pourquoi faut-il que ça me fasse autant de peine ? Je voudrais tellement être indifférente à tout, ne rien ressentir, aucune blessure… Ce serait si bien de ne pouvoir souffrir ni aimer, ne rien ressentir, être seule et ne pas en ressentir la moindre douleur. Mais toi tu t’en fous, tu m’ignores, tu m’abandonnes alors que j’ai besoin de ta présence. Tu me parles parfois, quand tu en as besoin, quand tu veux parler et être sûr que je ne n’en reparle à personne. En fin de compte, je ne suis rien pour toi. Rien que le recueil de certains de tes maux, juste une ombre qui essaye tant bien que mal de te comprendre, en vain apparemment. Et toi tu n’y prêtes pas la moindre attention. Je n’existe donc pas le moins du monde, et tu as sans doute raison sinon je n’en serais pas aussi triste. Après tout, on dit bien qu’il n’y a que la vérité qui blesse. Je t’entends rire, j’en suis heureuse pour toi mais ça ne change rien à ta vie… Et même si tes mots me font mal, je sais que je les pardonnerai tous sans même y penser… Quand tu daignes m’accorder un regard, je souris, heureuse de croiser tes yeux…

Par anonyme - Publié dans : Textes
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