Mercredi 15 novembre 2000 3 15 /11 /Nov /2000 03:29

La danse a repris son élan, et virevoltent les reflets glacés du fer à la lueur des bougies. Un vent de folie souffle en moi, et toujours cette danse que rien n’arrête, que plus rien n’entrave désormais dans sa course. Libre cours à ce qui doit rester caché, ne plus tenir compte des interdits imposés par la morale intransigeante, abnégation du contexte. La vie s’enfuit, l’esprit se perd au creux du souvenir, et la hargne s’acharne à libérer les petites mortes. Perles de pourpre, se jouent de moi et vont disparaître ailleurs, beauté éphémère à travers laquelle j’admire désespérément mon austère et partiale idole.

Par anonyme - Publié dans : Textes
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Mercredi 15 novembre 2000 3 15 /11 /Nov /2000 03:34

A l’ombre de ton âme toujours je resterai

Un pâle soleil a levé le voile de l’insouciance

A jeté sur moi un terrible secret,

A mutilé les débris de mon enfance.

 

Tu me demandes d’apprendre à vivre

Tu voudrais que je sois à l’image de tes rêves

Tu voudrais un jour m’entendre rire

Tu ne veux pas comprendre qu’ici ma vie s’achève.

 

Et je la vois, Elle, si belle, si austère

Sa main tendue vers moi, froid miroir

De ce monde inconnu et qui demeure un mystère

Pour ce cœur que vous avez laissé choir.

 

Par anonyme - Publié dans : Textes
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Mercredi 15 novembre 2000 3 15 /11 /Nov /2000 03:35

Ce matin, je m’éveille, triste et monotone. Je ne sais pas qui je suis. Les mains tendues, je cherche à l’aveuglette un horizon possible à mon errance latente. J’écarte les rideaux lentement et dévoile l’inertie d’une vie sans raison d’être, et sans plus de volonté ni de courage, je m’en retourne sur mes pas, indécise, perdue. Je vais chercher refuge au creux de ma folie sans nom ; et de nouveau je m’endors sur ma peine, sans mot dire, maudissant mon existence amorphe et vide de sens…

Par anonyme - Publié dans : Textes
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Vendredi 13 avril 2001 5 13 /04 /Avr /2001 00:00

La nuit est un délire sombre

Lentement la vie succombe

Par delà les catacombes

Tout près dans l’ombre

Survit un songe,

Sentiments de souffrance qui rongent

L’esprit faible en proie aux larmes

Un cœur transpercé d’une lame

Doucement le charme

Laisse place aux pleurs

Pour que s’effacent les couleurs

Gris bleu pastel de la douleur

L’illusion perdue qu’était le bonheur

Il faudra à jamais l’oublier

Trop de larmes ont coulé

Sur mes joues délavées

Cet horrible visage qui est le mien

Depuis toujours personne n’y tient

Que la haine et la colère

La fureur des vagues se déchaîne, la mer

Emportera les débris

De ce qui fut un esprit

Et la vie reprendra ses droits…

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Par † Lilith † - Publié dans : Poèmes
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Dimanche 27 mai 2001 7 27 /05 /Mai /2001 04:57

A bien des égards,

je m’égare,

me perds,

au creux du souvenir,

à tes yeux,

noirs papillons

reflets abjects

d’un Etre tant aimé

je ne suis rien

qu’une pâle poussière

oubliée

effacée

de ta mémoire

à tout jamais

simple ombre

de passage

s’en est allée

au loin de ton cœur.

Par anonyme - Publié dans : Poèmes
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